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Puisqu'on parle des
violences que les femmes subissent en partie du fait de leur
position d'infériorité dans toutes les sociétés,
il n'est pas étonnant qu'au sein de l'église, des religieuses
subissent des agressions sexuelles de la part des prêtres.
Malgré le lourd silence qui pèse sur cette situation, des voix
fortes s'élèvent maintenant, parfois au sein de l'église,
pour dénoncer l'ampleur du phénomène; et les victimes parlent.
Voici le contexte:
L'église catholique est une société d'hommes voués à la
chasteté et au célibat.
Auprès de ces hommes, il y a un certain nombre de femmes, souvent
jeunes, loin de leurs racines familiales, et toujours en position
subalterne par rapport à ces prêtres qu'elles doivent respecter,
à qui elles doivent obéïr, et dont elles dépendent. Ils n'ont
pas besoin de se gêner, car il sont couverts par "l'autorité
sacrée" qu'ils excercent sur leurs victimes, et par le
silence hypocrite de la hiérarchie.
La structure hiérarchique et patriarcale de l'Église favorise cette situation . Il n'y a aucune raison pour que cela cesse.
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Le 16 mars
2001, l’hebdomadaire américain National Catholic
Reporter a publié un reportage très documenté sur le
sujet :des violences sexuelles exercées par des prêtres
envers des religieuses dans plusieurs pays du monde, mais
surtout dans certains pays d’Afrique.
Cela ne doit pas signifier que ce sont des prêtres
africains qui exercent cette violence sur des soeurs
africaines au nom de quelque tradition locale, comme
certains voudraient le laisser croire; il s'agit dans les
cas qui sont dénoncés, de prêtres américains, anglais,
européens, qui contraignent des religieuses à des actes
sexuels non consentis .
Yvonne Maes n'est pas africaine, et Frank
Goodall n'est pas non plus africain |
Yvonne
Maes, ancienne religieuse dit en racontant son
cauchemar :"Nous avons appris à faire confiance
aux prêtres.
Et son discours sonnait juste.
[Frank Goodall] déplorait la position des femmes et
l'oppression qu'elles subissaient au sein de l'Église.
Je me suis dit qu'il comprenait...
Puis, il est lui-même devenu l'oppresseur."
Le drame est que parfois ces religieuses victimes se
retrouvent enceintes: C'est l'avortement, l'enfant
caché et en tout cas l'exclusion de la communauté
religieuse à laquelle elle s'étaient vouées. Le
prêtre lui, continue d' exercer son ministère à sa
façon. |
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Abbaye
de Lagrasse(Aude France) |
On est
sidéré aussi quand on lit la raison invoquée de ces agressions
quand elles ont lieu en Afrique:
« Des
prêtres ont violé des sœurs afin d'éviter d'être contaminés
au VIH par des prostituées
ou d'autres personnes à risque. » extrait du rapport
confidentiel (1994)
Cela signifie qu'à défaut de prostituées saines, les prêtres
s'en prennent aux religieuses.
En fait, ces religieuses, naïves mal informées, sans moyens de
défense, mal payées, dépendantes pour leur subsistance et leur
sécurité physique, sont des proies faciles pour certains de ces
hommes qui ont tout pouvoir sur elles. Quel que soit l'habit
qu'elles portent, le combat des femmes n'est
pas fini!
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