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La relation est
naturelle et les occasions de rencontre et de proximité ne manquent pas. C'est dans la
cadre du collège, de l'université, du travail que les hommes et les femmes le plus
souvent apprennent à se connaître et nouent des relations. Le besoin de rencontre est le
fait que l'homme n'est pas fait pour vivre seul et que la solitude génère l'angoisse. La
rencontre est le fait de la recherche d'une satisfaction. On se rencontre aussi parfois
dans les circonstances particulières de la fête en famille, de la fête publique, de la
boîte de nuit, du voyage. Chaque rencontre a sa particularité, son exception et son
histoire. Chacun de nous peut avoir une belle histoire à raconter.
Ce qu'on cherche dans une rencontre. On peut chercher la rencontre occasionnelle. On peut
partager pour le temps d'un voyage ou d'un séjour loin de son lieu de vie un moment
d'évasion ou de rêve; cela dépend des hasards, de la vie qu'on a et de l'âge aussi.
Les jeunes peuvent penser que le moment de la liaison durable n'est pas encore venu, et
ils éviteront de s'attacher au partenaire. Chacun croit faire à sa façon alors que dans
la réalité, ce sont souvent les circonstances, les accords et disparités de
caractères, d'activité professionnelle, de tradition, d'intérêt qui règlent
l'histoire d'une liaison.
On peut s'y prendre comme on veut, on peut avoir sa propre théorie de la relation et du
couple, il arrive un moment de l'âge ou de la réflexion qui fera qu'on cherchera une
liaison avec l'idée qu'elle devra durer. On veut se fixer, on veut fonder une famille, on
se sent un attachement partagé plus fort, on est fatigué de butiner, on veut donner un
foyer unique à un enfant né des amours. Pour beaucoup de raisons on va désirer une vie
de couple quel que soit le statut social de la cellule.
Mais qui dit liaison sentiment et hasard dit aussi séparation et désamour. Celle belle
liaison qu'on avait bâtie sur les bases solides d'un attachement réciproque, du sens de
la responsabilité vis-à-vis des enfants qu'on a décidé de faire, est de moins en moins
solide. La durée d'une liaison ne se prévoit pas, elle se constate. Le marbre de la
tradition, du conformisme, du faux semblant parfois tient de moins en moins, face à la
précarité des sentiments humains et des promesses qu'on fait et qu'on se fait. Mais ce
conformisme de naguère avait parfois la vertu de faire passer un mauvais moment pour voir
reprendre une vie de couple plus assurée. Aujourd'hui, les relations sont plus fragiles
et la présence même des enfants n'est pas un argument assez fort pour faire taire les
dissentiments. Il est plus facile de se se lier et de se délier. Ces choses qui ont une
apparence presque banale provoque pourtant les mêmes douleurs comme au premier temps de
l'humanité. Il y a deux victimes sans parler des enfants, mais il y a souvent un plus
faible qui se remet mal de la séparation. Malgré ce qu'on veut dire, malgré les
apparences, la femme même jeune est plus vulnérable que son partenaire masculin
pour toute sorte de raisons, et pour la raison aussi qu'une part de son statut tient
à un culte de l'apparence, de la jeunesse, voire de l'adolescence. Quand ce moment est
passé, la femme a perdu avec l'état de grâce du jeune âge, sa certitude de plaire.
Parfois aussi, elle s'est consacrée à l'enfant ou aux enfants dont on lui a
laissé la garde; elle attendra donc 40 ans ou plus, avant de songer à se reconstruire
une vie sentimentale. Elle le fera dans bien des cas à l'insu de ses proches ou malgré
eux, car elle ne sera pas encouragée dans cette entreprise.
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