Pour toutes les rencontres |
rencontremail.zzn.com |
|
|
|
||
| Amazonie française : une triste réalité | ||
| Nous ne pouvons que vous envoyer à la
lecture du Courrier de la Nature: SNPN n° 198 Mars-Avril 2002 * Courrier de la Nature; Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France. (reconnue d'utilité publique le 26 février 1855) 9,rue Cels 75014 Paris Tel :01 43 20 15 39 Fax: 01 43 20 15 71 ** Madame Christiane Taubira-Delannon est certainement parmi les
personnalités les plus intelligentes du paysage politique français. En vérité il existe bien en Guyane une réprobation à l'encontre de
l'exploitation anarchique de l'or; mais sans cohésion, les voix sont faibles et ne sont
pas entendues. Brigitte Wyngaarde, chef coutumier de la communauté Lokono de Balaté à Saint-Laurent du Maroni, dans une déclaration, réagit face aux dissensions opposant les orpailleurs aux populations amérindiennes au sujet de l'exploitation de l'or sur la crique Waki. "Ce qui menace nos frères Wayanas, ce n'est pas le progrès, ce n'est pas la modernité. Sur la crique Waki, il n'est pas question de développement économique équilibré, ni de progrès social. Tout le monde sait que l'orpaillage ne satisfera que quelques intérêts individuels. L'or, dont la valeur est dictée au jour le jour par la grande spéculation internationale, napportera que des profits précaires et des salaires dérisoires, du désordre et de la violence. Son exploitation dévastera l'environnement des placers, elle empoisonnera le corps et la vie des enfants Wayanas. L'état doit protéger les Amérindiens du Haut Maroni, La suppression de l'arrêté de 1970/1979 sous la pression corporatiste et politique serait une faute; elle mettrait directement en péril tout un monde vivant où l'espace, la nature et les hommes vivent encore en harmonie, en le livrant à une exploitation anarchique, incohérente et incontrôlée". |
La lecture du n° 198
du Courrier de la Nature* que nous avons souvent l'occasion de citer dans ce site, traite d'un
sujet grave. Il s'agit de la pollution durable de deux larges bandes au nord et au Sud du
département de la Guyane (Ouabaïne-Grand Sanci et Camorra-Maridadou ). Cette pollution
est le fait de l'exploitation légale et de l'exploitation sauvage et illégale de l'or
alluvionaire. Le manque de vigilance et l'abandon parfois de toute autorité légale ont
livré de larges espace de ce patrimoine de l'humanité à la cupidité, à la violence à
la dévastation et à la misère humaine comme accompagnement habituel de ces fléaux.
Pour donner une idée du tableau, citons ce passage du rapport de la députée Christiane
Taubira-Delannon** : "L'or résonne dans mon imaginaire, ma culture et mon savoir, de paysages dévastés, de pauvres hères épuisés, de femmes monétisées, de financiers replets et repus, de proxénètes impunis, de villages dévergondés, de relations humaines ravagées par la ruse, la défiance, la violence et enfin, de territoires en haillons, abandonnés dans un silence maussade" Cette seule phrase dit tout. C'est que
ces espaces sont l'habitat originel, naturel, le sol d'une population paisible que
certains considèrent comme naturellement vouée à subir l'invasion comme aux premiers
temps de la ruée vers l'Ouest. On se réjouit qu'il n'y ait pas dans ces territoires plus
de richesses à valoriser . Il y a encore des essences précieuses à enlever, des
terres à retourner, des espèces végétales et animales à massacrer avant de laisser la
terre nue, un écosystème détruit, des populations empoisonnées. Pollution par le gazole, les huiles de moteur, déchets et
ordures de toutes sortes: vieux fûts, emballages, plastique, vieux métaux, vieilles
pièces mécaniques, nuisances sonores.
|
|