Il n'est pas besoin d'être spécialiste dans un domaine
particulier relatif à la vie sociale ou économique pour se rendre
compte que dans notre société comme dans toutes les autres sociétés
humaines, la femme a un statut particulier discriminatoire. On
peut trouver toutes les origines
à une telle situation, et toutes les
explications. Il reste que de nos jours, plus que jamais, cet état de
fait constitue un scandale contre lequel l'humanité entière devrait se
révolter pour le faire cesser. Les femmes de tous les pays sont au
même titre que certaines minorités ethniques sociales et culturelles,
victimes de la violence, du mépris, de l'insulte et de l'incapacité à
exercer pleinement les droits reconnus à tous, du respect de la personne,
de la liberté de
circulation, d'initiative, de travail, de choix dans leur vie
personnelle.
La violence conjugale, les discriminations en matière d'embauche de
responsabilité et de rémunération ne sont que les cas particuliers de
cette situation.
Parmi tous les problèmes de la relation humaine qui existent dans nos
société, celui-là est pour toutes les femmes, et pour beaucoup un
champ d'action et de combat.
Dans les régions pauvres à l'écart de toute modernité même, cette
réflexion fait son chemin et arme les femmes pour les soutenir
dans leur légitime revendication d'une reconnaissance plus
égalitaire. Mais il existe des lieux où la plus grande modernité et
la plus grande richesse encadrent la plus grande discrimination à
l'égard des femmes. Là, ce n'est pas la tradition ancestrale qui fait
effet; c'est la loi, la certitude d'un ordre assuré, immuable,
hypocritement attribué à un commandement divin. Pourquoi pensons-nous à
l'Arabie Saoudite?
- les femmes sont mineures irresponsables, et leur témoignage ne peut
pas être pris en considération ou peut toujours être contesté..
- Interdiction pour une femme de conduire une voiture.
- Interdiction de se déplacer sans être accompagnée par un homme de sa
famille.
- Interdiction de sortir du pays sans autorisation.
-Elle est sous la surveillance permanente du Comité de Prévention du
vice et de la promotion de la Vertu dès qu'elle franchit le seuil de
sa maison.
Qu'on lui donne seulement le droit de se servir de ses deux yeux pour
trouver son chemin !
.- elle est soumise à un code vestimentaire strict.
- Pour tout manquement au code vestimentaire, elle peut être conduite par un
"citoyen" au poste de police religieuse; elle sera grondée,
battue, emprisonnée et maltraitée sans procès verbal ni explication.
-elle ne peut avoir aucune relation sentimentale ou physique avec un
étranger.
-elle ne peut se trouver dans une pièce avec un homme sans la présence
d'un homme de sa famille.
-gardez-vous de lui adresser la parole ou de la saluer dans la rue; il lui
en coûtera.
- La femme peut se faire violer par son mari ou un membre masculin de la
famille: Qu'elle se garde de porter plainte contre lui au risque de
porter atteinte à la réputation du présumé coupable; elle aura à
payer pour cet affront.
Sur tous ces points on peut imaginer n'importe quoi, car tout est possible
et soumis à l'arbitraire.
Nous ne parlons pas des femmes étrangères employées de maison qui
sont traitées pis que des bêtes (protégées elles, par des lois dans
tous les pays).
Nous parlons bien du pays peut-être le plus riche du monde par tête
d'habitant! Mais dans un pays où existent encore, réglementées et
encadrées par la loi :décapitation,
énucléation, lapidation, mutilation et autres traits de la
cruauté dont sont capables les hommes, cela est tout à fait normal.
Que les femmes des plus riches de ces pays ne comptent pas sur
Internet pour y lire une parole de soutien ou le réconfort de quelque
éditorial, en Arabie Saoudite par exemple, la Cité des Sciences du
prince ferme l'accès à plus de quatre cents sites considérés comme
dangereux chaque jour, dépensant pour cela plus de 84 millions d'Euros
( il s'en crée 2 chaque minutes dans le monde).
Ce qui donne espoir, c'est que les "gouvernements" des
pays de ce type, n'ont aucune légitimité . Cela peut valoir
qu'un jour il y aura une explosion sociale forte , et l'effondrement de
ces dictatures protégées par les "forces du mal" du mauvais
profit et de la mauvaise finance mondiale qu'on voit un moment dans tous
les mauvais coups. Quand les "souteneurs" se rendront compte
que le gâteau n'est plus rentable à la faveur de quelque alea financier , ces dictatures vont disparaître d'un
coup, comme tombent chaque fois les dictatures qui ne vivent que du
soutien des démocraties.